« Music in exil », un titre tout trouvé. C’est en effet sur les chemins escarpés du départ et les sentiers cachés que les quatre musiciens, originaires de Tombouctou, ont cheminé pour fuir le nord du Mali ravagé par la guerre. Ils trouvent refuge à Bamako et commencent à donner quelques petits concerts dans les cabarets poussiéreux de la capitale malienne. Le manager de Damon Albarn les remarque et leur fait enregistrer une maquette au studio Bogolan. Deux semaines plus tard, coup de téléphone, les Songhoy Blues sont invités à rejoindre Damon à Londres pour participer au disque La Maison des jeunes du collectif Africa Express de l’ex-Blur. Dans la foulée, ils enregistrent un premier album coup de poing, Music in Exile (Transgressive Records/PIAS), qui va les faire traverser bien d’autres frontières. Au menu : un blues-rock du désert hypnotique, à la croisée d’Ali Farka Touré et de Tinariwen, du blues mandingue et des transes touaregs. La bande-son de quatre insoumis.
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Coup de cœur
Songhoy Blues lors des Chorus des Hauts-de-Seine, Parvis de la Défense (avec Push Up)
le 3 avril 2015
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