Comme l'artiste l'écrit dans sa bio, "ce premier E.P. arrive un peu tardivement. Que s’est-il passé ? Jérôme Ghern a trié des ektachromes dans une agence de presse, livré les cuisines de l’Elysée, vendu des pièces détachées. Puis il a fait des chansons, à l’unité. A son rythme". Prendre le temps pour trouver le bon tempo. Dans son pre-mier E.P., Réconcilier, sorti sur son propre label Phonomagic, Ghern pose ses décors clairs-obscurs et déroule ses mélodies entêtantes sans courir derrière le métronome. A l'en croire, Ghern, ce serait de la pop, et rien d'autre : clins d'œil au rock léché de Bashung, manifestes sous forme de Dazi-Dao, guitares mordantes sur jet-lags de synthés, filon lo-fi, voix monocorde au premier plan pour raconter les tyrans intérieurs et les états d'âmes d'un enfant de Paname... C'est vrai, Ghern, c'est de la pop cordes cathartique. Après tout, on peut aimer s'habiller de cuir et de velours, ou être à poil sous le chapeau. A l'occasion, le chat sait se faire félin pour sauter à la corde des basses groove, une manière de faire l'enfant pour faire de son mieux en tant qu'adulte. Se réconcilier donc.
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